Lors d’une succession, il est fréquent que :
le conjoint survivant reçoive l’usufruit,
les enfants reçoivent la nue-propriété.
Si ce mécanisme fonctionne parfaitement pour des biens matériels comme une maison ou un appartement, il pose une difficulté particulière pour les sommes d’argent et les liquidités.
À la succession de Monsieur Dupont :
Madame Dupont (conjoint survivant) reçoit l’usufruit,
Les enfants sont nus-propriétaires,
La succession comprend 200 000 € de liquidités.
L’argent ne peut pas être « utilisé puis rendu tel quel ». Juridiquement, on parle alors de quasi-usufruit.
Le quasi-usufruit permet à l’usufruitier :
d’utiliser librement l’argent,
de le dépenser, le placer ou l’investir,
à charge pour lui (ou sa succession) de restituer la somme aux nus-propriétaires.
Cette obligation de restitution prend la forme d’une créance officielle au profit des enfants.
La dette du conjoint survivant est floue ou contestable,
Les enfants peuvent avoir des difficultés à prouver leur créance,
Le risque de conflit au second décès est élevé,
La créance peut être mal prise en compte fiscalement.
La convention permet de :
✔ reconnaître officiellement la dette du conjoint survivant,
✔ fixer précisément le montant de la créance,
✔ sécuriser les droits des enfants,
✔ optimiser fiscalement la succession du conjoint survivant.
C’est ici que l’intérêt financier est majeur pour la famille et les héritiers.
La créance de restitution est déductible de l’actif successoral du conjoint survivant à son décès.
Moins d’actif taxable = moins de droits de succession pour les enfants.
Situation : Madame Dupont bénéficie du quasi-usufruit sur 200 000 €.
Au décès de Madame Dupont, son patrimoine total : 500 000 €.
Créance de restitution : 200 000 €.
Actif taxable :
500 000 € – 200 000 € = 300 000 € seulement taxés.
Résultat : économie directe de droits de succession pour les enfants.
Pour le conjoint survivant :
Libre utilisation des liquidités,
Souplesse de gestion,
Maintien du niveau de vie.
Pour les enfants :
Droits juridiquement sécurisés,
Créance certaine et chiffrée,
Meilleure visibilité sur le futur partage.
Article 587 du Code civil,
Le quasi-usufruit s’applique aux biens qui se consomment par l’usage, comme l’argent,
La convention est un acte notarié, opposable à tous,
Elle transforme une situation de fait en sécurité juridique et fiscale.
« La convention de quasi-usufruit permet au conjoint survivant d’utiliser l’argent librement, tout en protégeant les enfants et en réduisant la fiscalité au second décès. »
Idéalement lors de la clôture de la succession,
Ou immédiatement après, tant que les liquidités existent.
Pour sécuriser votre succession, optimiser fiscalement la transmission et protéger les droits de vos enfants, contactez l’étude Blanc Boldrini Lecat Notaires à Marseille.
Nos notaires vous accompagnent pour :
rédiger une convention de quasi-usufruit claire et opposable,
sécuriser juridiquement l’actif successoral,
optimiser la fiscalité pour le conjoint survivant et les héritiers.
Prenez rendez-vous dès aujourd’hui pour une consultation personnalisée à Marseille.